Depuis une dizaine d’année, à chaque semaine, mon conjoint et moi planifions nos menus. En discutant récemment avec d’autres couples, nous avons réalisé que ce n’est pas tout le monde qui se prête à cet exercice. Je dois avouer que nous étions un peu surpris. Un de nos outils préférés comme famille avec un horaire assez chargé, snobé comme un vieux reste de pâté chinois…

J’ai donc pensé vous donner mes petits trucs, vous ferez bien ce que vous voudrez avec!

Trouver la bonne fréquence d’épicerie

Au début, on faisait le menu du dimanche au jeudi soir. On arrivait donc au jeudi, fatigués, avec peu d’envie de préparer un gros repas. Et le vendredi, ça se terminait souvent en cochonneries (nachos, pizza…). On retournait à l’épicerie le samedi pour se faire un bon repas et au final, ça nous coûtait cher.

Maintenant, on planifie pour une semaine, 7 jours inclusivement. Comme mon horaire est plus flexible, je fais l’épicerie sur semaine, souvent le mercredi ou le jeudi. Je planifie des repas plus simples pour le jeudi et le vendredi. De la grosse popote pour le samedi. Des collations et un repas plus gros (pour avoir des restes) le dimanche.

On utilise le planificateur familial des Belles Combines pour se faciliter la tâche!

Adapter son menu à son horaire

Avant de commencer, on sort toujours le calendrier familial et nos agendas. Nous pouvons ainsi voir ce que nous avons à l’horaire. Une grosse journée au travail? On prévoit un repas plus simple. Une réunion en soirée? On mangera rapidement. Je regarde même la météo pour savoir s’il fera trop chaud pour cuisiner dans le four ou si, au contraire, un plat mijoté sera apprécié!

Mon truc pour l’été : Comme on ne sait pas toujours la température 5-6 jours à l’avance, je ne fais plus un menu au jour le jour mais je prévois plutôt des repas à manger quand ça nous tentera. Bbq, salade, pâtes, plats au four : on choisit en fin d’après-midi, selon le temps qu’il fait, notre niveau d’énergie, etc. C’est moins contraignant mais, comme c’était déjà prévu, je n’ai pas besoin de retourner à l’épicerie!

Pour les dîners, nous mangeons beaucoup de restants, des sandwichs ou des oeufs. Je ne cuisine pas sur l’heure du dîner.

Ne pas oublier de penser à la fraîcheur des aliments

Avant, je m’assurais de cuisiner les repas de viande dans les premières journées après l’épicerie. Maintenant, puisqu’on mange presque exclusivement végétarien, c’est moins compliqué. Mais j’essaie quand même de prioriser les repas qui ont besoin de légumes plus fragiles (genre les champignons!) plus tôt dans la semaine, afin de ne pas les perdre.

Trouver ses classiques

2 ou 3 fois par semaine, je cuisine quelque chose de nouveau. Mes enfants aiment un peu moins. Mais bon…

J’adore les livres de recettes. Dans ma collection, les livres de Cuisine futée, parents pressés sont de très gros hit! J’adore aussi la Cuisine de Jean-Philippe (Hello BLT de tofu et burritos aux haricots noirs!!!). Sans oublier Ricardo et les livres 5 ingrédients 15 minutes. Il ne faut pas hésiter à essayer de nouvelles recettes. Parfois, c’est super bon! Parfois, c’est alimentaire (i.e. c’est comestible, pas nécessairement bon, mais pas mauvais au point de se faire des toasts). Mais dans tous les cas, nos techniques se développent, on découvre de nouvelles saveurs et ça change du quotidien!

Utiliser son congélateur au maximum en préparant à l’avance!

D’ailleurs, un livre à se procurer si vous avez vraiment besoin de sauver du temps pour la préparation des repas, c’est le livre Soupers à l’avance de 5-15. Ici, j’ai découvert (sur le tard) que si j’achète de grosses quantités de viande pour congeler et que je les congèle directement en arrivant de l’épicerie, ma motivation à les cuisiner par la suite va être très très mince. Il faut faire dégeler puis préparer, je trouvais ça vraiment trop long. Mais si, en arrivant de l’épicerie, je prépare tout, en faisant mariner, précuire, etc, et que je congèle presque prêt, c’est un “game changer” comme on dit! La veille, je n’ai qu’à sortir le plat du congélo, laisser dégeler tranquillement au réfrigérateur et le soir, je réchauffe, c’est prêt! Une révélation!

Faire le menu et la liste d’épicerie, en même temps

Quand on planifie le menu, je sors mon bloc-note des Belles combines et mes livres de recettes. On choisit ce que l’on va manger durant la semaine. Je fais la liste d’épicerie pendant que mon conjoint valide l’état de nos provisions dans le garde-manger et le réfrigérateur. Rapide, efficace. On termine par les bases (café, lait, ketchup, céréales, café… j’ai écrit qu’il nous manquait de café?)

Intégrer les enfants

Faire le menu avec les enfants, c’est une bonne façon de s’assurer un peu de collaboration lors des repas. Il ne pourra pas dire qu’il n’aime pas le souper si c’est lui qui a choisi ce qu’on allait manger! Mon grand a également feuilleté mes livres afin de marquer les recettes qu’il trouvait les plus appétissantes. Ça m’aide à connaître ses goûts et après ça, je m’en sers comme moyen d’éviter du chignage. #win

Pour conclure…

Malgré tout, on se garde toujours un plan B. Si jamais, ça ne nous tente pas de cuisiner… Si jamais on en a marre de la routine et qu’on veut se récompenser un peu! Un truc rapide au congélo ou des ingrédients pour se faire un bol du buddha 🙂

Et vous, c’est quoi vos trucs pour planifier les repas? Faites-vous un menu?

-Michèle

Photo : energepic.com