Chez nous, maman ET papa travaillent de nuit. Quand j’ai appris ma grossesse, ma belle-maman nous a offert de garder le futur bébé et les suivants, s’il y en avait. On a accepté, au début, en se disant que nos enfants iraient dormir chez mamie lorsqu’on devrait travailler de nuit tous les deux, et qu’ils iraient à la garderie, de jour.

Puis, quand Thomas est né, elle nous a offert de le garder de jour également. On a été très touchés puis on a accepté.

S’en sont suivis quelques jugements. «Les enfants qui ne vont pas à la garderie sont moins intelligents.» «Il ne socialisera pas assez.» «Quand il va entrer à l’école, ça va paraître!» Et bien d’autres…

On a décidé qu’on savait mieux que quiconque ce qui convenait à notre famille, à nos enfants, à notre réalité. Nous sommes très reconnaissant de la chance que nous avons. Si les enfants font de la fièvre, on ne se fait pas appeler pour aller les chercher illico. Comme on a des horaires atypiques pas mal variables, on fait les horaires de garde en fonction de nos journées/nuits de travail. Les enfants sont avec nous aussitôt que nous sommes en congé.

De plus, on a un bon cercle d’amis qui ont également des enfants avec qui nos garçons peuvent socialiser. Ils ont un développement moteur normal, aucun retard de langage et des habiletés sociales comparables à ceux des enfants du même âge.

Qui a dit qu’un était mieux que l’autre?

Je suis tombée sur un article qui citait l’«Enquête québécoise sur le parcours préscolaire des enfants de maternelle 2017». J’avoue avoir été surprise par les résultats, étant moi-même un peu contaminée par les croyances populaires. Dans l’article qui rapporte cette étude publiée en février 2019, «la fréquentation ou non d’un service de garde n’aurait aucun impact significatif sur le développement cognitif et langagier, de même que sur la santé physique et le bien-être des enfants.»

En ce qui a trait aux habiletés sociales et à la maturité affective, les enfants qui demeurent à la maison pourraient être plus à risque d’être vulnérables. En contre-partie, les enfants qui vont à la garderie ont plus de chances d’être vulnérables dans les «compétences sociales et la maturité affective».

Prioriser la famille

Pour nous, c’est super important que nos enfants soient proches de leurs grand-parents. Ils se font gâter, c’est certain. Plus que s’ils allaient à la garderie. Mais c’est correct, dans le fond, ce sont des enfants! Ils adorent aller chez mamie. Ils me le demandent même les journées où ils ne sont pas supposés y aller. On veut inculquer à nos enfants les valeurs familiales.

Nous avons décidé, comme compromis, d’envoyer le plus grand à la maternelle 4 ans en septembre. Il aura passé 4 ans avec mamie et il ira à l’école pour se familiariser à la structure avant la maternelle. En plus, Arnaud, le plus jeune, pourra passer du temps seul avec mamie comme l’a fait son grand frère.

Laissez faire les jugements!

On en a bien assez sur les épaules comme parents. Laissons les gens parler. Ils ne sont pas d’accord avec nos choix? Tant pis! Ce qui est important, c’est que nous soyons confortables dans nos choix. Ça nous facilite la vie? Tout le monde est heureux? Go for it!

Vous avez choisi quoi pour vos enfants: garderie ou maison?