Les groupes de moms, on le sait, ce n’est pas toujours rose. Y’a de la chicane, mais y’a aussi de l’entraide. On s’y fait des amitiés durables… Ou pas. On y trouve souvent du réconfort.

Mais parfois, on y brûle notre précieux temps! Je m’explique :
Quand j’ai découvert que j’étais enceinte de ma première, je me suis mise en quête d’un groupe pour pouvoir discuter de tout ce qui entoure la grossesse sans craindre d’embêter mon entourage avec mon sujet préféré de l’heure. J’ai découvert que des hormones de femme enceinte, concentrées dans un groupe, ça peut faire des flammèches quand un incident se produit… Comme le jour où un de mes groupes a été infiltré par une personne qui prétendait être enceinte et harcèlait ensuite certaines mamans qui ont découvert son stratagème… Incroyable, mais vrai!

Mais un groupe de moms, ça peut aussi se serrer les coudes et ramasser des fonds lorsqu’une maman du groupe passe un mauvais moment, par exemple. Ce genre de situation tisse des liens! On se sent vraiment plus proche les unes des autres.

Sauf que la distance, ou certains sujets peuvent nous séparer, malgré nous. Alors on se met parfois en quête de groupes plus précis où échanger et puiser du réconfort, ou des groupes de régions pour discuter d’activités dans notre secteur, organiser des sorties, trouver de l’aide à proximité.

L’accumulation

Tranquillement, les groupes s’accumulent. Certains sont plus gros que d’autres. Certains sujets plus sensibles sont abordés dans ces groupes. Puis ça explose de temps en temps. Rien de bien méchant la plupart du temps, mais parfois, on se laisse tenter et on ajoute notre petit grain de sel…

Le temps, quel temps?

Sans s’en rendre compte, parfois, on se laisse emporter, nos cordes sensibles sont touchées, on se sent “attaquée”, il FAUT répliquer, rectifier, donner un point de vue différent pour tenter de faire comprendre, “les gens doivent comprendre!”. J’ai ce syndrome de la réponse automatique. L’avez-vous aussi? Je vous jure, ça me démange toujours de vouloir donner un point de vue différent quand je vois que ça dérape, ou quand je sens qu’une personne est jugée pour ce que je considère peu important. Ou au contraire, qu’une personne tienne des propos injustes et que le groupe l’applaudisse!

Au fil de mes réponses, je voyais tout ce temps qui me coulait entre les doigts, à argumenter avec des inconnues qui ne devaient jamais vraiment lire mes réponses. Si, au début, je trouvais ça intéressant comme échanges, c’est vite devenu une source de frustration pour moi. Ajoutons le fait que par écrit, tout n’est pas toujours bien compris ou interprété, je me suis vite sentie prise dans un tourbillon qui me tirait de l’énergie et du temps précieux!

(Presque) tout quitter… Puis revenir

J’ai ainsi quitter les plus gros groupes, et même celui de ma région. Pendant plus d’un an, je crois. Ça m’a fait du bien. J’en ai réintégré quelques-uns depuis la naissance de mon fils, j’en avais besoin en quelque sorte. MAIS j’ai choisi de désactiver les alertes de la majorité de ces groupes. Parfois je répond aux sujets chauds, mais je m’empresse ensuite d’aller désactiver les notifications de la publication en espérant ne plus être tentée de répliquer à nouveau! Ce n’est pas toujours facile… 

Conjuguer curiosité et maternité

J’ai trouvé ça un peu difficile de satisfaire ma curiosité (qui se traduit souvent par des échanges plus corsés avec les gens) et ma maternité. Mes questions semblaient souvent passer pour du jugement. Depuis plus de cinq ans, j’ai souvent l’impression de marcher sur des œufs dès qu’un sujet plus ou moins sensible est abordé. Tout semble être reçu comme un jugement par quelqu’un. Parfois, je l’assume bien, je me sens en contrôle de mes propos, prête à laisser couler au besoin. D’autres fois, je ne le vois pas venir (ou je ne vois pas le tsunami que je provoque involontairement) et je tombe dans le piège, comme une débutante.

Solution : tout quitter à nouveau?

Je ne crois pas que la solution soit de tout quitter pour une seconde fois. La majorité du temps, ces groupes m’apportent surtout du bon. J’y vois tant de belles personnalités, de gens généreux, inspirants. J’y puise de l’aide précieuse, souvent. Je dois donc travailler sur moi, ma façon de réagir en général et sur le Web. Essayer de calmer mon réflexe de répondre. Parfois, j’amorce une réponse, puis avant de la publier, j’efface. Intérieurement, ça me fait du bien, mais je m’épargne la gestion des réponses qui suivront peut-être. Mais, ça ne règle pas mon problème de temps perdu… Je devrais vraiment me trouver une solution plus efficace! 😉

Comment gérez-vous vos interactions sur Facebook, vous?

Photo par John Schnobrich sur Unsplash