De quelle façon cultivez-vous votre bonheur, vous?


Je n’ai pas toujours été très douée pour le bonheur. L’école secondaire, entre autre, n’a pas été un moment très doux pour moi, j’en garde néanmoins de bons souvenirs, mais pas que!

Recevoir (et utiliser) des outils inestimables, pour la vie!

J’ai cependant travaillé très fort, notamment avec l’aide de ma marraine, pour garder en tête le beau, le doux. J’écrivais ce qui m’était arrivé de beau, ce que je retirais de positif de mes journées. Tranquillement, c’est devenu quasi un réflexe que de voir le côté positif des choses. Ma marraine m’a fait un cadeau inestimable au moyen d’un simple journal intime : elle m’a fourni les outils pour cultiver mon bonheur, une journée à la fois. Bien sûr, ce n’est pas toujours rose. Bien sûr, je doute, souvent. Je me demande parfois si je suis vraiment heureuse. C’est sain aussi de se remettre en question, je crois. Ça l’est pour moi, en tout cas, puisque ça ne m’occasionne aucune anxiété ; ça me pousse simplement à revoir mes priorités, voir si je dois lâcher prises dans certains domaines, pousser plus dans d’autres.
Je dois cependant vous avouer que j’ai trouvé ça plus difficile à l’aube de ma maternité. La pression étant plus forte, la fatigue s’est mise de la partie et mes doutes se sont multipliés. Mais ces outils que j’ai conservé depuis mon adolescence m’ont été fort utiles dans ces moments-là. J’ai le “zen” plus facile grâce à ces outils, je crois.

Faire de la place au (redoutable) doute

Le doute fera toujours parti de ma vie de maman, je crois, j’espère. Il m’aide à me dépasser, à m’améliorer. Ce doute constant me force souvent à remettre en question des a priori que j’avais. J’ai vraiment le sentiment que ce doute restera, si je me fis à ma propre mère. Elle lit religieusement le Naître et Grandir, par exemple. Elle consulte aussi divers blogues et pages de spécialistes dans de nombreux domaines. Ça lui permet d’apprendre beaucoup, de confirmer ou infirmer ce qu’elle savait ou croyait savoir et de garder un esprit ouvert, critique.

L’importance d’être bien entourée

La famille est un outil et un moteur incroyablement fort pour nous. Au delà de l’aide inestimable dont nous bénéficions tant du côté de mon conjoint que de mon côté, c’est surtout le support et l’écoute qui nous est le plus précieux. De savoir qu’on sera respecté dans nos décisions, même quand ce n’est pas tout à fait ce qu’ils auraient fait, c’est une marque de respect et d’amour incroyable. Nous avons cette chance. Des familles présentes, respectueuses de nos choix, critiques quand même, mais surtout remplies d’amour. Il en va de même pour mes amitiés. Ces amies que j’ai depuis longtemps, ou ces nouvelles que je me suis faite depuis ma première grossesse, chacune à leur façon, elles contribuent à mon bonheur, à m’améliorer, à me rassurer, à me remettre en question. Observer tout ce beau monde, de ma douce grand-maman qui m’inspire tellement avec son calme, sa sagesse et son infini bonté, à ces enfants que nous voyons grandir autour de nous, ça m’aide à me définir dans mon rôle de maman avec mes propres enfants : quelle école formidable pour moi!  


Pour ma part, tout cela fait partie de ma recette pour poursuivre ma culture du bonheur. Une famille précieuse, des amis merveilleux, une boîte à outils des plus utiles. J’ai beaucoup de chance d’avoir tout cela dans ma vie!

Et vous, votre bonheur, comment se porte-t-il?

– Isabelle

Photo : SplitShire